Message pour Monsieur le Premier Ministre du Québec. Un cri du coeur.

Je suis fière d’être une coiffeuse québécoise!

Ce matin monte en moi l’appel de la plume, depuis mon divan, dans une doudou en plein samedi matin.

Je suis fière d’être québécoise depuis le début de cette crise. Et je suis encore plus fière d’être une coiffeuse québécoise.

Vous vous demandez sûrement pourquoi j’écris sur le thème de la fierté ce matin quand les québécois se sont rués sur les étalages de papier de toilette surtout qu’ils en produisent eux-mêmes, ou quand à l’intérieur des groupes de coiffeurs québécois, nous avons eu beaucoup d’accrochage et de discorde.

Ho oui, j’aurais assez de jus pour écrire négativement en pointant du doigts les fautes de tous et chacun, mon premier roman pourrait voir le jour. Mais ce matin, je choisis d’utiliser le pouvoir de l’amour et de la bienveillance.

Premièrement, je veux vous remercier, Monsieur Legault et toute votre équipe. Vous remercier pour ce travail extraordinaire que vous faites présentement. Je vous perçois comme un bon « père » pour la nation québécoise, vous êtes calme, réaliste et rassurant. Vous avez négocié des suspensions d’hypothèque, reporté la date de paiement d’impôts ect. Et svp, prenez le temps de remercier tous et chacun pour leurs efforts, car c’est vous qui m’avez inspiré à écrire en ce sens aussi.

Je suis très fière et j’ai envie de mettre en lumière mes confrères et consoeurs coiffeurs/coiffeuses qui malgré l’absence de directives claires de la part du gouvernement, ont utilisé leur gros bon sens et ont pour la majorité à ce jour, décidé de suspendre temporairement leurs services. J’ai senti que tous et chacun ont eu un appel de conscience et de contribution sociale hors du commun. Dans notre industrie où c’est plus souvent chacun pour soi, j’ai été agréablement surprise de vous voir aller chers confrères(soeurs)

J’ai mentionné plus haut qu’il y avait eu des conflits à l’interne dans nos groupes Facebook réservés, et je vous pardonne, je vous comprends. Dans l’incertitude, le manque de directives claires, l’insécurité, la désinformation, la peur pour nos proches et nous-mêmes. Et je vais le dire, la peur devant l’insécurité financière, nous nous sommes parfois fâchés, parfois bousculés. Ceux qui fermaient leur établissement pointaient du doigt ceux qui restaient ouverts et ceux qui restaient ouverts attendaient impatiemment d’être dirigés par le gouvernement. Je crois que c’est tout à fait normal dans une situation comme celle-ci, d’avoir eu ces réactions primitives qui seraient plutôt inacceptables en mon sens en temps normal, mais qui présentement sont pardonnables.

Cela m’amène à vous partager, cher Premier Ministre, ce qui m’a poussé moi, Véronique Lavoie, propriétaire d’un petit salon de coiffure où je travaille seule, à Jonquière! J’ai eu un choc quand une personne âgée de plus de 70 ans de ma clientèle régulière m’a dit tout bonnement: «je veux venir me faire couper les cheveux, je sais que je ne devrais pas sortir, mais je te fais confiance». J’insiste sur le mot CONFIANCE. Il a résonné fort en moi.

J’ai réalisé que ma proximité et ma relation avec ma clientèle pouvait les mettre en danger. Quand on adopte une coiffeuse, elle devient comme un membre de la famille, et c’est là que cela devient dangereux dans le contexte actuel. Dans la même ordre d’idée, il est très difficile pour nous d’appliquer le principe de refuser de recevoir ces mêmes clients. Encore dûe à cette proximité et à la peur de les froisser mais aussi de perdre le lien de confiance. Alors pour moi la fermeture s’est imposée. Pour premièrement contribuer, faire ma part pour limiter les risques de transmettre le virus et par amour pour ma précieuse clientèle.

Vous recommandez de ne pas utiliser les services non-essentiels et nos services, d’un point de vue rationnel, ne le sont pas. Mais d’un point de vue moins rationnel, ils sont parfois essentiel à l’estime, au bien-être… Alors imaginez que plusieurs personnes pourront délibérément mentir sur le fait qu’ils reviennent de voyage ou qu’ils commencent à avoir des symptômes pour faire coiffer ou couper leur cheveux. HO OUI je vous le dis et ça va arriver plus souvent que vous ne le croyez et ce, jusqu’à ce que vous nous ordonniez de fermer nos établissements.

Présentement, et depuis le début de la crise, nous nous trouvons dans une zone grise. Nous touchons aux gens, nous sommes à moins d’un mètre. Avez-vous déjà recu un shampoing par une coiffeuse à forte poitrine ? Si oui, vous vous en souvenez car vous aviez ces attributs directement dans le visage… C’est ce que j’appelle de la proximité!! Nous n’offrons pas un service essentiel comme la nourriture ou les médicaments, et nous ne sommes pas listés clairement dans la liste des fermetures obligatoires.

Nous n’aimons pas les zones grises, le « gris » nous le couvrons (une bonne blague de coiffeuse 😉 ) Nous avons besoin de vous, de votre soutien, de directives claires écrites en noir sur blanc. Je sais que vous pouvez nous trouvez lourds avec nos requêtes, pétitions, entrevues aux nouvelles régionales de 17h. Je sais pertinemment que vous avez d’autres priorités et s’il n’en revenait seulement qu’à moi, je resterais chez moi tranquillement à faire mon budget d’urgence. Je suis une personne prévoyante avec une bonne capacité d’adaptation et d’analyse. Mais à voir aller mes confrères et consoeurs, j’ai compris qu’ils avaient besoin d’aide.

Puisque je me positionne comme une leader dans notre industrie par les formations que j’offre, mes services-conseils aux coiffeuses, mon blogue et mon groupe Facebook exclusif aux coiffeurs, que j’ai une voix qui porte et une plume qui est appréciée, j’ai senti que je devais écrire ce texte.

Alors oui, je suis fière d’être une coiffeuse québécoise. Je suis fière du travail de notre gouvernement. De votre travail à vous plus particulièrement, Monsieur le Premier Ministre. Je souhaite que mon cri du coeur soit entendu pour que l’on puisse continuer à avancer ensemble, main dans la main, en sortant de cette zone grise qui fait parfois ressortir notre côté plus sombre.

Je souhaite que nous sortions tous grandis de cette épreuve .

Merci à tous ceux qui partageront cet article pour que la principale personne concernée en prenne conscience.

Cordialement, Veronike

Mon message peut inclure aussi tous les autres quart de métier de soins personnels non-essentiels comme l’esthétique, pose d’ongles, tatouage ect. 

1 réflexion sur “Message pour Monsieur le Premier Ministre du Québec. Un cri du coeur.”

  1. Tessier Dominique

    Tout a fait d’accord. Je suis estheticienne employés et mes clientes me mentent déjà. Je peut pas me souvenirs de tous ce qu’ils me disent c’est impossible. Mais quand je leurs demandes s’il ont voyager ou été en contact ou des symptômes tous me disent non. Dans mon petit cabinet en jasant ont s’apperçois qu’il nous ont pas tout dit et que nous sommes en danger d’attraper ou de contaminer d’autre clients et même nos proches. Ne supplie qu’ont réussissent a fermer tous établissements règles de moins d’un mettre ne peut être respecté. En esthetique les clients son a 15 cm de nous. Merci 😊 de bien vouloir nous protéger Monsieur le Premier Ministre.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *